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La campagne de dénigrement de Nicolas Sarkozy, cache misère des incohérences du parti socialiste et de sa candidate.


par Maxime SBAIHI

Les heures qui ont suivi les résultats du premier tour de cette élection présidentielle ont bien montré à quel point la gauche et la droite sont éloignées l’une de l’autre.

Alors Nicolas Sarkozy s’est efforcé de rapidement faire une déclaration dynamique au parfum rassembleur, en respectant son adversaire et en l’appelant au débat d’idée, Segolène Royal est apparu très tardivement, prononçant un discours monotone sans conviction apparente, et surtout sans adresser aucune réponse à l’appel légitime de son adversaire.

Sur les plateaux télévisés, les éléphants du PS ainsi que le reste de la gauche se sont très rapidement livrés à un réquisitoire vide mais violent contre Nicolas Sarkozy, brandissant le «Tout Sauf Sarkozy», oubliant au passage qu’ ils insultent ainsi 11 millions de Français qui ont voté pour lui. Il y avait pourtant sujet de réjouissance et des choses à dire ce soir là: on ne peut que se féliciter du score de Le Pen au plus bas depuis 1986, ainsi que d’un taux de participation qui a battu des records, ce n’est pas rien.

Mais ce sont les Français eux-mêmes qui ont répondu à ce dénigrement : en votant massivement pour Nicolas Sarkozy, les électeurs ont montré qu’un corpus de valeurs et un programme valent bien plus qu’un simple sourire. Car à part le sourire de sa candidate, le programme du PS reste très flou. On ne sait par exemple toujours pas ce que Madame Royal veut faire des 35 heures ou encore du nucléaire. Elle multiplie les promesses et allocations sans jamais vraiment dire comment les financer en compensation. Son projet est incohérent, coûteux et dépassé, tout le contraire de ce dont la France a besoin.

Conscient de sa mauvaise posture pour un vrai débat d’idées, le but prioritaire du PS depuis le début de cette campagne ne semble plus vraiment être l’intérêt de la France, mais plutôt le dénigrement personnel et systématique de Nicolas Sarkozy. C’est Eric Besson, parti en catastrophe du PS au milieu de la bataille en février alors qu’il était responsable du chiffrage du projet du PS, qui a donné un aperçu très clair de la stratégie mise en place par le PS: « Dès l'automne 2006, il était déjà limpide pour beaucoup d'entre nous que si la confrontation portait sur (…) les idées et sur la capacité à gouverner, alors Ségolène Royal n'avait guère de chance de l'emporter face à Nicolas Sarkozy. Il fallait donc, pour espérer le battre, le diaboliser, le caricaturer en espérant parvenir à ce qu'il fasse peur. Dans cette entreprise, j'ai pris ma part, trop largement ma part, et je suis reconnaissant à Nicolas d'avoir bien voulu, parce que nous nous connaissions, mettre cela sur le compte du combat partisan. »


Ségolène Royal aime se proclamer «femme libre», mais la vraie liberté en politique, c’est plutôt celle d’avoir ses idées véritablement à soi et de pouvoir ainsi les défendre à tout moment sans avoir peur.

Maxime SBAIHI

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